Farfalino

Blog personnel de Farfalino, un informaticien photographe, gay, à moitié italien, à moitié français, ... Vous y trouverez mes coups de coeur, mes coups de gueule, mes coups de blues. Vous pourrez regarder mes photos, et certaines de mes nouvelles. Si vo

20 août 2008

Une série de films pendant les vacances

wall_e_450"Wall E" de l'écurie Pixar.

D'abord,j'ai beaucoup aimé la poésie un peu noire qui se dégage de ce film d'anticipation et j'ai apprécié particulièrement toute la première partie quasiment muette. On retrouve le charme du premier court métrage de la société, Luxo jr (je fais là une observation assez banale).  La critique du mode de vie absurde de la société de consommation occidentale est bien vue même si parfois trop carricatural et assez convenue. J'aurais préféré plutôt qu'une seule société fictive, on nomme précisément les Coca Cola, les Microsoft, les Mac Donald, et consors. Il ne faut pas non plus rechercher de réalisme sur ce qu'est devenu la Terre et la vie sur le vaisseau spatial. Cela reste un excellent divertissement pour tous à lecture multiple comme sait si bien le faire Pixar.

2440624936_3651897d91"Le chevalier noir" de Christopher Nolan

J'avais bien aimé dans le premier opus la vision beaucoup plus adulte et plus "concernée" de Nolan, dont je pense le plus grand bien avec "Memento" et "Insomnia", je trouve, que celle de Tim Burton (je ne parle pas des autres que je n'ai pas vues). Ici, on continue avec une société, un héros et des vilains très noirs. Evidemment, j'ai apprécié ce Joker, vraiment fou, qui me faisait penser, en moins sanguinolent, à mon personnage de clown (cf "Mauvais trip"). Je trouve toutefois l'intrigue sur la fin un peu compliquée (peut-être l'effet VO) et il doit y avoir des références aux comics que je ne connais pas. La fin est superbe. J'ai passé un très bon moment et les 2h20 du film sont passées très vite.

x_files_2_poster_2X Files regeneration par Chris Carter

Une histoire somme toute assez banale avec les composantes d'un film de série B. Comme j'ai arrêté "X Files" à la saison 7 dont je n'étais pas fan de toute façon (j'aimais bien le complot jusqu'à la cinquième saison après c'était nul), il me manque des éléments sur les personnages assez semblables à la série mais sans l'attrait de la nouveauté et de l'originalité et leur évolution est à peine compréhensible. Il y a de plus une sous-intrigue avec un enfant agaçante de pathos et en dehors de l'intrigue principale. Les acteurs semblent cachetonner et je ne suis pas sûr que leur carrière cinématographique va être relancée. Bref, rien de bien neuf sous le soleil. J'ai trouvé cela un peu long.

Posté par Farfalino à 13:59 - Cinéma cinéma ...Tchicha - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 août 2008

Deux jours à peine ...

et j'en ai déjà marre.

J'ai repris le travail avec une semaine de support et je suis débordé de travail. Et puis tout m'énerve déjà et je sens l'exaspération poindre ... grrr j'étais bien moi en vacances.

Mais il faut bien payer les traites de la maison et faire bouillir la marmite. Quelle vie de con !

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Retrouvé ! - Les illusions d’un apprenti-coiffeur (3/8)

Suite de "Ruptures"

Synopsis : Après l'avoir déposé dans une gare de province, il y a un an, Hector le frère d'André débarque dans l'univers bigarré du salon de coiffure parisien dans lequel travaille ce dernier. Il est là pour lui annoncer une terrible nouvelle. L'entrevue tourne à une violente dispute.

Le texte faisant près de 5 pages, je préfère le mettre le pièce jointe. Bonne lecture pour les courageuses et les courageux.

Cliquer ici pour le télécharger.

Toute critique bonne ou mauvaise, tant qu'elle n'est pas insultante, m'intéresse et me fait progresser, alors merci d'avance aux lecteurs de me laisser un petit ou un grand message.

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15 août 2008

Pour comprendre la guerre en Géorgie ...

Pour tenter d'avoir des informations assez complètes, j'ai lu quelques articles, voilà les liens :

  • La Libre Belgique : http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/439206/les-enjeux-de-la-guerre-en-georgie.html intéressant et complet
  • carte et histoire : http://mjsaube.info/blog/index.php?2008/08/15/539-quelques-pistes-pour-mieux-comprendre-la-guerre-actuelle-georgie-russie-abkhazie-ossetie-sevissant-dans-le-caucase
  • Autre point de vue de Serge Enderlin (fameux journaliste) qui recoupe le premier article : http://largeur.com/expArt.asp?artID=2664
  • Autre source : Rue 89. http://www.rue89.com/explicateur/ossetie-comprendre-la-nouvelle-guerre-du-caucase

Bonne lecture

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Pesée hebdomadaire

Poids actuel : 136,3 kg variation : -2,3 kg

Poids initial : 147,2 kgTotal perdu : 10,9 kg en 14 semaines, objectif : 135 kg pour septembre 

Je pense qu'il y a du y avoir erreur la semaine dernière, genre la balance n'était pas correctement placée ou, mon intestin n'était pas complètement vidé. Certes, cette semaine j'ai fait attention, j'ai varié mon régime, j'ai passé du temps au jardin et au bricolage. L'objectif initial semble atteignable !

Posté par Farfalino à 07:19 - Courbe de poids 2 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 août 2008

Les caprices de Francesco Goya

dequemalCette exposition, au Palais des Beaux-Arts de Lille, est consacrée aux "Caprices" de Goya, un ensemble de 80 gravures qui dénoncent les travers de la société espagnole du XVIII ième siècle, avec un peu de puritanisme (les prostituées c'est mal et n'en veulent qu'à votre argent)  et de misanthropie mais heureusement avec un regard acéré. Il dénonce les mariages arrangés, les femmes qui veulent rester coquettes jusqu'à leur mort, l'incompétence des médecins, la main mise du clergé, la religion proche de la sorcellerie, les militaires qui se prévalent d'exploits inventés, le roi et ses ânes de conseiller ...

On y trouve dans ces planches un monde fantastique issus parfois des légendes espagnoles (images que je préfère), avec des ânes, des chouettes, des entremetteuses presque cadavériques. Certaines sont très triviales mais d'autres sont d'une imagination débordante toute en allégorie et en symbole, fourmillant de détails. Le thème et le style de Goya sont d'une belle noirceur.

J'ai remarqué sa technique et ses compositions : un fond gris ou presque, la scène, et le ou les personnages principal éclairés avec d'autres personnages (les menaces en général) qui œuvrent dans l'ombre (peut-être est-ce du à cette technique d'eau forte que je ne connais pas).

A un moment dans la visite, j'ai pensé que ce serait pas mal de faire des photos sur les mêmes thèmes. Et bien, galerie suivante, on nous y présente des reconstitutions des "Caprices" par et avec le photographe japonais plasticien Yasumasa Morimura dont l'œuvre est composée essentiellement de reconstitution et de détournement photographique de peintures célèbres.

Sur le site du palais des Beaux-Arts de Lille, vous trouverez les informations intéressantes avec une mention particulière pour les cahiers pédagogiques très bien faits : http://www.pba-lille.fr/spip.php?rubrique5

Il y avait aussi quelques sculptures bien inspirantes :

P1010454

Pour les retardataires, c'est jusqu'au 17 août. Le catalogue de l'expo a l'air complet et correctement imprimé.

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11 août 2008

Ruptures - Les illusions d’un apprenti-coiffeur (2/8)

(Suite de "Embauche")

« Tu penses vraiment que tu dois le faire ? » dit Louis en relevant la tête de l’entre-jambes d’André dont il s’occupait avec passion, attentif aux moindres réactions au plaisir qu’il lui prodiguait. Ils étaient dans la chambre d’André, sur son lit, la lumière du soleil dansait sur les cheveux bruns de Louis. Ils faisaient l’amour profitant d’un moment d’intimité dans cette période de grandes vacances.

André prit dans ses mains le visage juvénile et angélique de son amoureux. Ses yeux étaient comme des lacs noirs brillants sous la Lune par une belle nuit étoilée.

« Oui, c’est le moment, je vais avoir 18 ans, je sais qui je suis, ce que je veux et avec qui je veux être. » lui dit-il avec un mélange de douceur et de conviction.

Puis, André se leva et traversa la salle de classe pour se rendre à sa table favorite, celle du dernier rang, près de la fenêtre. Il ouvrit sa besace, en sortit une feuille blanche et un stylo rose. Il traça des lettres dans une encre scintillante qui projetait des arcs-en-ciel sur les murs de la classe. Les mots coulaient rapidement du stylo et sonnaient élégamment à ses oreilles.

Quand il eut fini, Hector, son frère aîné, prit sa feuille couverte d’or et de couleurs, examina le texte et dit « très bien, maintenant coupe-moi les cheveux ». Il lui offrit sa nuque aux mèches emmêlées et négligées.

André s’exécuta et fit voler les ciseaux, les peignes et les morceaux de cheveux dans le salon de coiffure quand Lucienne, sa mère, gronda « Attention tu lui fais mal ! Allez c’est l’heure ! ».

Son cœur battait à la chamade. Ils étaient tous là, dans la salle des fêtes communale louée et spécialement apprêtée pour l’occasion : sa mère, son frère Hector, sa famille, ses amis, quelques collègues, et surtout Louis, son premier et seul amour. Des coulisses, André pouvait les entendre s’amuser, rire et danser. La fête était belle et elle deviendrait mémorable !

Il prit une grande aspiration, grimpa sur l’estrade de la salle des fêtes, brillamment éclairée et se rendit à grand pas au micro sur pied qui avait été installé au milieu. La salle avait été décorée de ballons multicolores et de guirlandes scintillantes. Une grande banderole était accrochée au-dessus de lui avec inscrit dessus « Joyeux Anniversaire André ! ».

Son cousin Philippe habillé en drag-queen, dodelinant du postérieur, poussa sur le devant de la scène un chariot avec des multiples gâteaux posés en pyramide au-dessus d’un autre, énorme avec 18 bougies allumées parmi des angelots en sucre bleu disposés autour d’un parchemin en pâte d’amandes. Philippe repartit promptement dans les coulisses, toujours très maniéré, chassant des mouches imaginaires avec conviction.

« Les bougies ! Les bougies ! Les Bougies ! » criait l’assistance. Leurs regards rieurs et impatients étaient dirigés vers André, intimidé et fébrile. Il trouva au premier rang Louis, pâle, immobile, indifférent à la liesse ambiante, le regard absent.

André souffla les bougies sous les applaudissements et les vivats. Les murs de la salle tremblaient sous l’intensité de la clameur et son cœur chavirait par tant de chaleur humaine.

« Un discours ! Un discours ! Un discours ! » l’interpellaient-ils encore une fois.

André sortit sa feuille couverte de mots échappés de l’arc-en-ciel, s’éclaircit la gorge. Louis se retourna et disparut dans la foule comme un fantôme s’évanouit dans les airs.

« Maman, frangin, mon oncle, ma tante, cousins, cousines, Louis, mes amis, vous tous ! Je suis très heureux que vous soyez là et je vous remercie de tout mon cœur. J’ai quelque chose d’important à vous dire : je suis homosexuel et avec Louis, nous nous aimons ! »

Des rires artificiels qui semblaient sortis tout droit d’une sitcom américaine retentirent alors que les convives restaient pétrifiés, comme foudroyés par l’annonce, le visage complètement immobile, la coupe de champagne à la main.

André eut un mouvement de recul. Il ne s’attendait pas à cette réaction. Pour lui, après l’an 2000, ils auraient du le féliciter pour l’amour qu’il portait à Louis et son courage d’assumer sa différence. La déception et l’appréhension déferlèrent balayant ainsi sa confiance, son âme joyeuse et son optimisme.

Les yeux des invités devinrent brillants et lumineux. A travers les rires devenus tonitruants et grotesques, les pensées au travers les visages figés lui parvinrent comme autant de coups de fouet.

Sa mère lui cracha mentalement d’une voix pâteuse et avinée « Tu es une erreur de la nature, comme tes semblables, tous des dépravés, des vicieux. Ah si mon Georges avait vécu il aurait fait de toi un homme ! »

Son frère Hector avait des pensées tristes et catastrophées qui contrastaient avec son visage hilare. « Pourquoi l’as-tu dit devant tout le monde ? Pourquoi tu ne t’es pas caché ? Qu’est-ce qu’ils vont dire tous ? Que vas-tu devenir ? »

Son oncle s’interrogeait : « C’est qui qui fait l’homme ? Vu son métier, c’est lui qui doit se faire mettre ! »

Sa tante soupirait : « Tout de même, c’est moins grave que d’avoir un débile mental ou un handicapé mais je n’aimerais pas être à la place de Lucienne tout de même. Avoir ça chez soi tout de même, quel malheur ! ».

Son cousin Philippe, le fils des deux précédents, toujours en drag-queen se jura, vu les réactions de l’assemblée, de ne jamais révéler à sa famille qu’il était aussi homo. Sa sœur était déjà au courant, il n’avait pu préserver son secret dans l’appartement à Lille qu’ils partageaient pour leurs études. Elle lui donnait raison et l’aidait à maintenir l’illusion d’une hétérosexualité de bon aloi. Il ne savait pas comment réagir dans les jours qui viennent afin que ses parents n’aient pas de soupçons.

Sa cousine Sophie, la sœur de Philippe, pensait avec tristesse. « Il va en baver le pauvre, ils vont le lui faire payer ».

Le père de Louis, le boulanger du village s’arrachait intérieurement les cheveux : « Putain, mon fils aussi est pédé ! Je vais lui faire passer ses envies, moi tu vas voir. Il va recevoir une de ses raclées, et je vais lui apprendre à être un vrai mec, pas un qui suce des queues et qui se fait défoncer le cul. C’est dégueulasse. En plus il n’a pas encore dix-huit ans, je vais attaquer cette tantouse pour détournement de mineur ».

La mère de Louis ne pensait pas, toujours aussi insipide et inodore, elle n’était que l’ombre de son mari et une simple vendeuse affable et commerçante.

Son patron fulminait « Et on va encore dire que les coiffeurs sont tous des pédés ! Ca va me retomber dessus, je le sens, on va dire que c’est moi que j’en suis aussi et que c’est moi qui en ait fait une fiotte. ».

Un autre s’inquiétait « J’espère qu’ils n’ont pas touché à mes gamins, ça me dégoûte, on devrait les castrer et les enfermer dans les hôpitaux.

Soudain sa mère bougea et monta en titubant sur la scène. Son visage bouffi par l’alcool grimaçait devant l’effort accompli. Les rires se firent hystériques presque sadiques.

« Tue le ! Tue le ! Tue le ! » entendait André dans leurs pensées.

Lucienne lui balança deux gifles qui le projetèrent sur le sol et pour faire bonne mesure, elle lui donna un coup de pied dans les côtes « Crevure, je ne veux plus te voir, je veux que tu disparaisses, je te vire de chez moi et n’y met plus les pieds » puis elle vomit une liasse de billets d’euros qui tombèrent comme des confettis « Tiens tu prendras le premier train pour où tu veux, je m’en fous ! Tu es majeur maintenant, débrouille-toi ! »

Et puis les quolibets et les injures fusèrent. Chaque mot qui claquait meurtrissait André, lui laissant une trace ensanglantée sur son corps, lui arrachant des parcelles de chair et d’innocence. La douleur état vive car il était nu comme l’enfant qui venait de naître, sans carapace ni armure.

« Pédé ! Pédé ! Pédé » scandaient-ils en s’approchant de la scène pour l’étrangler sous les exclamations et les encouragements d’un public inexistant mais enthousiaste.

André se réveilla en hurlant. Il se débattait et frappait le jeune homme qui dormait à poings fermés à ses cotés. Celui-ci se réveilla en sursaut « Non mais ça va pas non ? T’as un problème ? ». Il le contempla un peu effrayé, les cheveux en bataille, les traits bouffis de sommeil.

André était haletant, en sueur, le corps douloureux, le sang battant dans ses tempes et encore meurtrit par ce cauchemar qui était récurrent. Il prit sa bouteille d’eau à coté de lui et prit une longue rasade puis se confondit en excuses. Le jeune homme marmonna quelques paroles convenues de réconfort et avisa l’heure indiquée sur le radioréveil.

« Je dois y aller, il faut que je repasse chez moi avant d’aller travailler ». Il se leva nu comme un ver et partit à la recherche de ses vêtements dispersés dans la petit chambre d’André qui, le regard dans le vague, tentait de reprendre ses esprits éparpillés par l’intensité de son cauchemar.

Au moment de franchir la porte, le jeune homme se tourna vers André, arborant un sourire crispé « Bon ben salut ! On se rappelle ? OK ? Bonne journée ! » Après que celui-ci lui eut rendu son salut, l’amant disparut en claquant la porte de la chambre.

André réalisa qu’ils ne s’étaient même pas échangés de numéros de téléphone. Dans ses relations qu’il avait eues après Louis, la lâcheté était courante, il ne comptait plus les faux numéros et les fausses promesses. Encore un qui ne serait jamais son prince charmant et dont il ne porterait pas le prénom. Comme disait sa copine Pandora, il fallait embrasser de nombreux crapauds pour le trouver. Il s’était fait à cette idée et il savait qu’il le découvrirait un jour.

Il pensa aux notes qu’il pourrait mettre à son amant de la nuit. Figures imposées : 7/10. Figures libres : 6/10. Endurance : 6/10. Note technique : 6/10. Note artistique : 5/10.

Cette analogie avec le patinage artistique le fit sourire et il se rendormit calmement en pensant à un fabuleux jeune homme, riche, intelligent, doux qui l’emmènerait ailleurs.

Posté par Farfalino à 01:25 - Mes écrits - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2008

Problèmes de lien

C'est la loi d'internet, les sites meurent et s'arrêtent en fonction le bon vouloir de leurs auteurs. J'ai fait mon inspection et certains liens sont passés "Blogs en sommeil".

J'ai ajouté un lien vers un blog de quelqu'un qui a déménagé.

J'ai aussi retiré un lien vers un blog où je suis jugé indésirable, suite à un commentaire considéré comme "offensant". Je respecte. De toute façon, on ne peut pas s'excuser ou établir un dialogue avec un internaute qui signe ses commentaires avec une fausse adresse électronique. Exit donc de ma liste de sites, je préfère ne pas me prendre la tête avec quelqu'un avec qui je n'arrive pas à établir un lien pour des tas de raisons somme toute très humaines. Cet internaute peut toujours laisser des commentaires.

La Toile est vaste, et d'autres univers sont à découvrir et sans doute plus intéressants.

Posté par Farfalino à 00:40 - Vie du blog - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 août 2008

L'absente

Au début des vacances, en Italie,  étaient présents mes deux frères et leur famille, mon amoureux et mes parents.

Ma sœur n'était pas là. Elle ne veut plus y venir car pour elle, toutes les personnes qu'elle connaissait ont disparu et cela la rendrait nostalgique. Pour moi aussi, cela me parait très étrange d'être dans la maison et de ne pas voir débarquer ma grand-mère avec sa canne pour étendre son linge sur la terrasse de ma chambre. C'est la vie et tellement banal.

Comme l'ambiance était bonne, je lui envoyai un SMS pour lui dire qu'il ne manquait qu'elle. C'était dans mon esprit un message pour lui dire "tu vois ici, il n'y a pas que des souvenirs, il y a aussi de la vie et c'est une autre époque qui commence". Elle me répondit du bout du clavier. Je ne savais pas la suite.

Ma soeur était officiellement enceinte depuis début juin de son compagnon que j'avais perçu comme gentil lors du mariage de mon frère. Il la soutenait dans la guerre de tranchée qu'elle mène depuis 3 ans avec son ex concernant leur séparation et la garde de leurs deux enfants etdans la guérison des problèmes psychologiques dont elle est perclue (phobique, maniaco-dépressive, bipolaire etc).

Quand elle est tombée enceinte, à la demande de son compagnon, je savais qu'elle commençait un nouveau travail, enfin en CDI, elle était donc en période d'essai. Ma première réaction a été de répondre "n'importe quoi" au SMS envoyé par ma mère pour m'informer de la nouvelle : pourquoi ne pas avoir attendu une année au moins, pour se stabiliser émotionnellement et professionnellement, et récupérer d'abord ses enfants ?

Mais c'est sa vie et de toute façon elle n'a jamais tenu compte de mon avis ni celui des autres.

Un soir, dans la première semaine des vacances, alors que nous étions à table, ma mère reçut un appel. Elle s'isola dans la cuisine. Curieux, ma mère ne faisait jamais cela. Je prétextai pour la rejoindre de ramener un plat vidé par la tablée, et de venir prendre le fromage et les desserts.

Elle fasait une drôle de tête et marchait autour de la table ronde de la cuisine. Je compris à demi-mots qu'il s'agissait de ma soeur. Je lui demandai alors si son bébé allait bien. Ma mère me répondit par l'affirmative en me signifiant clairement que j'étais de trop. Je battis en retraite.

Elle revint la mine fermée et dure qui la faisait tant ressembler à sa mère (cf un autre billet).

Le lendemain, pendant une des rares escursions de ces vacances, mon premier frère me révèla que ma soeur allait se faire avorter le lendemain. Je ne compris pas trop comment il l'avait su. Peut-être que était-ce lui qui avait incité ma soeur à appeler ma mère.

Cela me fit un choc. Je ne pus pas m'empêcher de porter un jugement sévère : elle continuait dans le grand n'importe quoi.

Comme je n'aime pas rester avec les non-dits, je pris ma mère entre quatre yeux et je lui demandai sans détour si elle avait plus d'informations. Ma mère m'expliqua que ma soeur ne se voyait pas assumer une grossesse maintenant (Tout de même, elle aurait pu s'en apercevoir avant de faire retirer son implant contraceptif) et que les relations avec son compagnon étaient sans chaleur, sans passion et sans attention. Ma soeur allait le quitter devant son manque de réaction quant à sa décision. Et puis ma soeur n'aime pas la campagne et aurait préféré vivre en ville (Il y a quand même pire que de vivre à Sète). Ma mère me demanda de ne pas en parler pour ne pas gâcher les vacances.

A table, je fus de mauvaise humeur et aussi très amer. Comment une chose aussi importante pouvait être tue ? Tout le monde baffrait et plaisantait comme si de rien n'était, respectant l'omerta demandée par ma mère et sans doute mon père. Quelle étrange famille nous faisons !

Après le repas, je tentai de joindre sans succès ma soeur par téléphone. Je lui envoyai un long SMS pour lui dire que j'étais avec elle en  pensée et que j'espérai qu'elle ne fusse pas seule. J'avais l'impression d'un immense gâchi. Je pensai aussi à ce petit être qui ne verrait jamais le jour et qui finirait une poubelle. Elle a le droit de disposer de son corps; il n'y a pas d'ambiguïté mais il y a un fossé entre approuver intellectuellement sans réserve cette liberté et les émotions qu'un tel acte fait naître.

Elle m'informa qu'elle allait bien, qu'elle avait enfin les idées claires, que cela lui permettrait d'avancer, et qu'elle allait à la clinique, sans être accompagnée; son futur ex-compagnon étant en vacances en Ardêche, ses copines absentes.

Je l'imaginais seule dans une maison qui serait bientôt plus la sienne, accompagnée des crissements des cigales, préparant soigneusement sa valise et son dossier médical. Puis elle prendrait un taxi anonyme pour se rendre à la clinique, avec la volonté et l'assurance d'avoir fait le bon choix. Après l'opération, elle resterait toujours seule, peut-être face à son soulagement ou à ses regrets, comment savoir.

Si j'avais eu assez d'argent, j'aurais fait la route jusqu'à Montpelliers pour ne pas la laisser seule. J'ai passé une très mauvaise nuit.

Le lendemain, par SMS, elle me rassura sur le déroulement de l'avortement  et de son état psychologique. Le surlendemain, elle me souhaita un bon anniversaire et me dit qu'elle allait bien.

Revenu en France, je l'appelle demain, ça fait maintenant quinze jours que je ne sais pas trop où elle en est.

Posté par Farfalino à 23:01 - Vie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le prix d'un homme occidental de 41 ans, pédé, obèse, athée et informaticien

Test à la con : Je vaux 5 852 800 € sur HumainAVendre.com, et vous ?

Le pire est que je suis sûr que certaines compagnies d'assurance ont ce genre de questionnaire pour connaître les dommages et intérêts à verser en cas d'accident d'avion par exemple ...

Posté par Farfalino à 16:24 - Another connerie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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